
Quelqu’un vient de me voir.
Je sens que quelqu’un vient de me voir.
Mais ce n’est pas de ma vie là qu’il regarde.
Il regarde ailleurs.
Il me regarde d’un temps plus profond.
Il ne voit pas. Ce n’est pas possible. Il ne me voit pas.
Sinon il va me faire mourir.
Si je le regarde et qu’il me voit mon mensonge, il va me
Faire mourir.
Je veux encore traîner mon corps.
Il faut que je presse le pas.
Je ne voulais pas presser le pas.
Mais je sens qu’il faut que je presse le pas.
J’ai les os qui bouge à l‘intérieur du corps.
J’ai comme l’impression que mon squelette a l’envie de laisser mon corps et de me le répandre comme une flaque de peau sur le goudron.
Il faut que je me dépêche.
Dieu colle-moi les os à la peau de mon âge.
S’il te plait.
Je sens que quelqu’un vient de me voir.
Mais ce n’est pas de ma vie là qu’il regarde.
Il regarde ailleurs.
Il me regarde d’un temps plus profond.
Il ne voit pas. Ce n’est pas possible. Il ne me voit pas.
Sinon il va me faire mourir.
Si je le regarde et qu’il me voit mon mensonge, il va me
Faire mourir.
Je veux encore traîner mon corps.
Il faut que je presse le pas.
Je ne voulais pas presser le pas.
Mais je sens qu’il faut que je presse le pas.
J’ai les os qui bouge à l‘intérieur du corps.
J’ai comme l’impression que mon squelette a l’envie de laisser mon corps et de me le répandre comme une flaque de peau sur le goudron.
Il faut que je me dépêche.
Dieu colle-moi les os à la peau de mon âge.
S’il te plait.
Hubert COLAS

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